Un métier au croisement de l’agriculture et de l’arbre
Face au changement climatique, à la préservation des sols et au développement de l’agroécologie, ce métier est appelé à prendre une place croissante dans l’accompagnement des exploitations agricoles.
Dans ce contexte, le conseiller technique en agroforesterie accompagne les agriculteurs, collectivités et porteurs de projets dans la conception, la mise en œuvre et le suivi de systèmes associant arbres, cultures et parfois élevage. Il joue un rôle de terrain où les connaissances agronomiques rencontrent l’écologie appliquée.
Que fait concrètement un conseiller technique en agroforesterie ?
Son travail commence souvent par un diagnostic de l’exploitation ou du territoire : qualité des sols, contraintes climatiques, objectifs de production, biodiversité existante ou potentiel de plantation.
Il propose ensuite des aménagements adaptés : haies, alignements d’arbres intra-parcellaires, systèmes sylvopastoraux, restauration du bocage ou valorisation d’un patrimoine arboré.
Le métier ne s’arrête pas à la plantation. Il accompagne les exploitants pendant plusieurs années, conseille sur la gestion des arbres, recherche des financements, anime des réunions techniques et participe parfois à des programmes expérimentaux ou de recherche appliquée.
Où exerce-t-il ?
Les employeurs sont variés :
- Chambres d’agriculture
- Associations spécialisées en agroforesterie
- Coopératives agricoles
- Bureaux d’études agroforestières
- Organismes de développement agricole
Certains professionnels exercent également comme consultants ou créent leur propre activité.
Les compétences recherchées
Ce métier demande autant de compétences techniques que relationnelles :
- agronomie et écologie des sols ;
- connaissance des arbres, haies et systèmes agricoles ;
- diagnostic de terrain ;
- animation de groupes d’agriculteurs ;
- gestion de projet ;
- pédagogie et capacité à convaincre.
Le conseiller doit également rester en veille sur les évolutions réglementaires, les dispositifs d’aide et les nouvelles pratiques agroécologiques.
Quelles formations ?
Plusieurs parcours permettent d’accéder à ce métier :
- BTSA agricole complété par une spécialisation ;
- licence professionnelle en agronomie :
- Licence 3AC – université de Pau (UPPA)
- Licence pro GD3A – Université Clermont Auvergne (UCA)
- diplôme d’ingénieur agronome ;
- formations spécialisées comme la SIL Technicien Conseil en Agroforesterie.
Les profils issus de l’agronomie, de la foresterie ou de l’écologie trouvent également leur place dans cette profession.
Quelles perspectives ?
La demande progresse avec le développement des politiques en faveur de la transition agroécologique, de la plantation de haies, de la préservation des sols et de l’adaptation des exploitations agricoles au changement climatique.
Les recrutements restent spécialisés mais concernent un nombre croissant de structures intervenant sur les territoires ruraux.
Consultez également les offres d’emploi et de stage en agroforesterie publiées sur Orientation Environnement :
- Alternance technicien travaux de plantation et agroforesterie H/F
- Chargé de projets Réseau Haies Hauts-de-France H/F
- Stage agroforesterie truffière : filières d’approvisionnement et innovation végétale H/F
À retenir
Le conseiller technique en agroforesterie accompagne la transition des exploitations agricoles vers des systèmes intégrant davantage l’arbre. Son métier mobilise des compétences en agronomie, écologie, gestion de projet et accompagnement humain. À la fois technicien, animateur et conseiller, il contribue au développement d’une agriculture plus résiliente.
Pour aller plus loin : comprendre la filière agroforesterie en France
Photo d’illustration :
Parcelle expérimentale d’agroforesterie du domaine départemental de Restinclières (Hérault), photographiée en 1997 lors de mon volontariat environnement à l’INRA de Montpellier. Les jeunes arbres, des noyers, étaient implantés au sein de cultures agricoles, du blé, afin d’étudier les interactions entre production agricole et couvert arboré. Jérôme V.
