Bien qu’il ne soit pas directement un métier de l’environnement, le géomètre-topographe occupe une place essentielle dans les projets d’aménagement durable des territoires.
Ses mesures et relevés permettent de préparer des opérations aussi variées que la restauration de cours d’eau, les réseaux d’eau, les mobilités, les infrastructures ou les projets d’énergies renouvelables.
Son rôle à l’interface entre géomatique, travaux publics et environnement justifie pleinement sa présence dans ce guide.
Que fait un géomètre-topographe ?
Le géomètre-topographe intervient avant, pendant et après les travaux. Ses principales missions sont :
- réaliser des relevés topographiques et altimétriques ;
- mesurer les distances, superficies, volumes et niveaux ;
- implanter les futurs ouvrages sur le terrain ;
- produire des plans et modèles numériques (DAO, CAO, SIG) ;
- exploiter les données issues de GPS, drones, LiDAR ou scanners 3D ;
Exemples d’applications dans les domaines de l’aménagement et de l’environnement :
- réaliser des relevés topographiques avant un projet d’aménagement ;
- cartographier des zones humides, cours d’eau ou espaces naturels ;
- implanter des ouvrages de génie écologique ou de protection contre les inondations ;
- produire des modèles numériques du terrain (MNT) ;
- intégrer les données dans un SIG ;
- suivre les évolutions d’un littoral, d’une carrière ou d’un site en restauration.
Où travaille-t-il ?
Le géomètre-topographe intervient sur des projets très variés : aménagement urbain, routes, voies ferrées, réseaux d’eau, ouvrages hydrauliques, parcs éoliens, zones d’activités, restauration de cours d’eau ou encore projets de renaturation.
Son travail fournit les données de terrain qui permettent aux maîtres d’ouvrage et aux bureaux d’études de concevoir des projets fiables et de limiter les erreurs lors des travaux.
Le géomètre-topographe peut exercer dans de nombreux secteurs :
- cabinets de géomètres-experts ;
- bureaux d’études en aménagement, environnement ou VRD ;
- entreprises de travaux publics ;
- collectivités territoriales ;
- services du cadastre ;
- gestionnaires de réseaux (eau, énergie, transport) ;
- établissements publics comme l’IGN.
Compétences recherchées
Le métier demande :
- un goût pour le travail de terrain ;
- de la rigueur et de la précision ;
- des bases solides en mathématiques et géométrie ;
- la maîtrise des logiciels de DAO, CAO et SIG ;
- une bonne représentation de l’espace en trois dimensions ;
- des qualités relationnelles pour travailler avec de nombreux intervenants.
Formation
Plusieurs parcours permettent d’accéder au métier :
- BTS Métiers du géomètre-topographe et de la modélisation numérique ;
- BUT ou licence dans les domaines de la géomatique, de la géographie ou des géosciences ;
- licence professionnelle spécialisée, comme la Licence pro Géomesures et aménagement ;
- diplôme d’ingénieur en topographie ou géomatique pour évoluer vers des fonctions d’encadrement ou d’expertise.
Évolutions professionnelles
Avec l’expérience, le géomètre-topographe peut devenir :
- chef de projet topographie ;
- responsable d’équipe de géomètres ;
- spécialiste SIG ou BIM ;
- chargé d’études en aménagement ;
- ingénieur géomaticien ;
- géomètre-expert après la formation et le parcours réglementaire requis.
À découvrir également, notre guide des métiers de l’aménagement du territoire.
