Le géomorphologue étudie les formes du relief et leur évolution sous l’effet de l’eau, du vent, des mouvements de terrain, du climat et des activités humaines. Son expertise contribue à comprendre les paysages, prévenir les risques naturels et accompagner l’aménagement durable des territoires.
En quoi consiste le métier de géomorphologue ?
Sur le terrain et à partir de données géographiques, le géomorphologue analyse les versants, vallées, cours d’eau, littoraux et autres milieux naturels. Il reconstitue leur évolution et évalue les processus d’érosion, de transport et de dépôt des sédiments.
Selon son poste, il intervient dans la recherche, les études environnementales ou la prévention des risques.
Quelles sont ses missions ?
- Observer les reliefs et réaliser des relevés de terrain, prélèvements et mesures.
- Étudier l’érosion des sols, la dynamique des versants et les mouvements de terrain.
- Analyser le fonctionnement morphologique des rivières et l’évolution des littoraux.
- Exploiter cartes géologiques, photographies aériennes, modèles numériques de terrain et données satellitaires.
- Produire des cartes, diagnostics, rapports et recommandations pour les gestionnaires et aménageurs.
- Participer à des programmes de recherche ou au suivi des effets du changement climatique sur les paysages.
Compétences et qualités nécessaires
Le métier mobilise des connaissances en géomorphologie, géologie, géographie physique, hydrologie et sédimentologie.
La maîtrise des systèmes d’information géographique (SIG), de la télédétection, des relevés GPS et des outils de traitement de données est un atout important. Selon les missions, photogrammétrie, drones, LiDAR et modélisation complètent les observations de terrain.
Rigueur scientifique, sens de l’observation, capacité de synthèse et goût du terrain sont essentiels. Le travail en équipe avec des géologues, hydrologues, écologues et aménageurs est fréquent.
Où travaille un géomorphologue ?
Les débouchés se trouvent notamment dans les laboratoires universitaires, organismes de recherche, établissements publics, collectivités territoriales, bureaux d’études spécialisés en environnement, géorisques, eau ou aménagement. Les intitulés de postes peuvent varier : chargé d’études géomorphologie, ingénieur d’études en risques naturels, hydrogéomorphologue, chercheur ou enseignant-chercheur.
Les applications concernent notamment la prévention des inondations, l’érosion côtière, la restauration des cours d’eau, les instabilités de versants et l’analyse des transformations des paysages.
Quelles études pour devenir géomorphologue ?
Un parcours universitaire en géographie physique, géologie ou sciences de la Terre constitue une voie d’accès. Pour exercer des fonctions d’études spécialisées, un niveau bac + 5 (master) est généralement recherché ; un doctorat est souvent nécessaire pour une carrière de chercheur ou d’enseignant-chercheur.
Selon le projet professionnel, rechercher un master en géosciences, sciences de la Terre et des planètes, environnement, géographie et aménagement, géomatique ou gestion des risques naturels, avec une place significative accordée au terrain et à la géomorphologie.
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Perspectives professionnelles
Les enjeux d’adaptation au changement climatique, de prévention des risques naturels et de restauration des milieux renforcent l’intérêt des compétences en analyse des dynamiques du relief. Les postes strictement intitulés « géomorphologue » restent spécialisés : élargir sa recherche aux fonctions d’ingénieur d’études, chargé de mission risques naturels, géographe physicien ou hydrogéomorphologue peut être utile.
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Questions et témoignages sur le métier de géomorphologue
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