Observer une supercellule, suivre son déplacement sur les radars puis parcourir des dizaines ou centaines de kilomètres dans l’espoir d’apercevoir une tornade : l’activité de chasseur de tornades fascine autant qu’elle intrigue.
Popularisée aux États-Unis par les documentaires et les images spectaculaires de la Tornado Alley, la chasse aux orages existe également en France et en Europe.
Mais peut-on réellement devenir chasseur de tornades professionnel ? Quels métiers permettent de travailler sur les orages violents et les phénomènes météorologiques extrêmes ?
Que fait un chasseur de tornades ?
Le chasseur de tornades est avant tout un observateur des phénomènes météorologiques violents.
Avant de partir sur le terrain, il analyse les prévisions, les modèles météorologiques et les images radar afin d’identifier les secteurs où des orages puissants sont susceptibles de se développer.
Sur le terrain, l’objectif consiste à observer et documenter les phénomènes : structure des orages, grêle, rafales, foudre, supercellules et éventuellement tornades.
Photographies, vidéos et observations peuvent contribuer à documenter des événements parfois très localisés et difficiles à observer avec les seuls réseaux automatiques.
Cette activité nécessite cependant une excellente connaissance de la météorologie et des règles de sécurité. Un orage violent expose notamment à la foudre, aux fortes rafales, à la grêle, aux inondations soudaines et aux difficultés de circulation.
Chasseur de tornades est-il vraiment un métier ?
En France, chasseur de tornades n’est pas à proprement parler un métier disposant d’une filière professionnelle spécifique.
La majorité des chasseurs d’orages pratiquent cette activité par passion, parfois avec un niveau de connaissance météorologique très élevé.
Certains professionnels associent toutefois cette pratique à leur activité principale. C’est notamment le cas de météorologues, chercheurs, spécialistes des radars météorologiques, photographes ou réalisateurs de documentaires.
La chasse aux tornades peut alors devenir un prolongement du métier : les observations de terrain complètent les données scientifiques ou permettent de produire des images et contenus spécialisés.
Peut-on gagner sa vie en chassant les tornades ?
Il est difficile de vivre uniquement de la chasse aux tornades, particulièrement en France.
Les revenus éventuels proviennent plutôt d’activités associées :
- photographie et vente d’images ;
- réalisation de documentaires ;
- production de contenus spécialisés ;
- journalisme scientifique ;
- conférences et publications ;
- recherche scientifique ;
- météorologie professionnelle.
La meilleure stratégie pour une personne souhaitant travailler quotidiennement sur les phénomènes météorologiques extrêmes consiste donc plutôt à se former à un métier de la météorologie, de la recherche ou de l’observation scientifique.
La chasse aux orages peut ensuite constituer une spécialisation ou une activité complémentaire.
Vous chassez les tornades ou les orages ? Que vous soyez amateur passionné ou professionnel de la météorologie, n’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire : pratique de terrain, matériel, formation, financement de cette activité ou débouchés professionnels.
Quels métiers permettent d’étudier les tornades ?
Plusieurs professions travaillent directement ou indirectement sur les orages violents :
- météorologue ;
- prévisionniste météo ;
- climatologue ;
- chercheur en sciences de l’atmosphère ;
- ingénieur spécialisé en radars météorologiques ;
- technicien en instrumentation météorologique ;
- spécialiste de télédétection ;
- data scientist spécialisé dans les données météorologiques.
Ces professionnels utilisent des observations de terrain mais également des satellites, radars Doppler, stations météorologiques et modèles numériques.
Les progrès de la modélisation, du traitement des données et de l’intelligence artificielle ouvrent également de nouvelles possibilités pour analyser les phénomènes atmosphériques.
Quelles formations choisir ?
Pour exercer professionnellement dans la météorologie, les sciences de l’atmosphère ou la recherche, plusieurs parcours sont possibles :
- formations spécialisées en météorologie ;
- licences et masters en physique ou sciences de l’atmosphère ;
- masters en climatologie ;
- formations en mathématiques appliquées et modélisation ;
- écoles d’ingénieurs ;
- doctorat pour les métiers de la recherche.
En France, l’École nationale de la météorologie (ENM), à Toulouse, constitue notamment une voie de formation spécialisée aux métiers de la météorologie.
Des compétences en programmation, statistiques, traitement de données, télédétection et imagerie radar sont particulièrement utiles.
Observer pour mieux comprendre les phénomènes extrêmes
Derrière les images spectaculaires se trouve donc un véritable travail d’observation.
La chasse aux tornades n’est généralement pas une profession autonome, mais elle se situe au croisement de la météorologie, de la recherche scientifique, de la photographie et de la communication scientifique.
Pour un passionné d’orages souhaitant en faire son activité professionnelle, la voie la plus solide reste de transformer cette passion en compétences scientifiques : météorologie, physique de l’atmosphère, radars, modélisation et analyse des données.
Une manière de continuer à regarder les nuages… tout en en faisant réellement son métier.
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