femme cadre dans les énergies renouvelablesLes métiers verts : une dynamique encore minoritaire, mais en forte progression

    À l’occasion de la Journée mondiale du climat, l’Apec a publié une étude sur la place des métiers verts dans l’emploi cadre.

    Le constat est clair : ces métiers représentent encore une part limitée du marché (moins de 3 % des offres cadres en 2024), mais leur progression est significative depuis 2019.

    Autrement dit : nous ne sommes pas face à un effet de mode, mais à une transformation structurelle.
    Pour un étudiant, un jeune diplômé ou un professionnel en reconversion, c’est un signal à prendre très au sérieux.

    (Source : Apec, « Métiers verts et emploi cadre », décembre 2025 — lien vers l’article)

    📊 Chiffres à retenir (Apec 2025)
    13 710 offres cadre relatives aux métiers verts en 2024
    Représentation ≈ 2,9 % des offres cadres totales
    Progression régulière par rapport à 2019

    Que recouvre réellement l’expression “métier vert” ?

    L’Apec distingue les métiers dont la finalité est directement environnementale :

    • gestion des risques environnementaux,
    • énergie et gestion de l’eau,
    • environnement & agronomie,
    • dépollution et traitement des déchets

    Il ne s’agit pas simplement d’emplois « sensibles à l’écologie », mais de fonctions techniques visant à mesurer, prévenir ou réduire l’impact environnemental.

    → Cela implique des compétences scientifiques, réglementaires et techniques solides.
    Pour une exploration des possibilités professionnelles, consultez notre Guide des métiers de l’environnement.

    Quels profils sont recherchés ?

    L’étude met en évidence plusieurs tendances fortes :

    • Majorité de diplômés Bac +5,
    • Forte présence d’ingénieurs,
    • Profils relativement jeunes,
    • Forte technicité des postes.

    Cela signifie que l’accès à ces métiers repose souvent sur :

    • des formations spécialisées (environnement, énergie, risques industriels…),
    • une capacité à maîtriser des normes et cadres réglementaires,
    • une expertise technique plus qu’un simple engagement écologique.

    La transition écologique ne recrute pas seulement des convaincus.
    Elle recrute des experts.

    Ces métiers exigent des qualifications solides : pour comprendre les grandes familles de fonctions liées à l’environnement, découvrez notre dossier Fonctions environnement.


    Où se situent les opportunités ?

    Certaines régions concentrent davantage d’offres comme l’Île-de-France, l’Auvergne-Rhône-Alpes, le Grand Est, la Normandie ou les DROM-COM (Départements et Régions d’Outre-Mer – Collectivités d’Outre-Mer).

    Ce facteur géographique est déterminant dans une stratégie d’orientation.
    Choisir une formation ou une mobilité professionnelle doit aussi intégrer la cartographie réelle du marché.

    Pour explorer les filières d’avenir qui capitalisent sur ces opportunités d’emploi, voir notre page Filières d’avenir en environnement

    Ce que cela signifie pour votre orientation

    L’enseignement principal de cette étude n’est pas “il faut aller vers les métiers verts”. Il est plus subtil.

    Nous assistons à une hybridation progressive des compétences :
    les enjeux environnementaux irriguent de plus en plus de fonctions, y compris hors des métiers strictement « verts ».

    Trois stratégies pertinentes émergent :

    1️⃣ Se spécialiser fortement
    Viser un métier à finalité environnementale clairement identifié (ingénierie environnementale, gestion des risques, traitement des déchets…).

    2️⃣ Verdir une expertise existante
    Appliquer des compétences techniques (finance, IT, management, supply chain) aux enjeux environnementaux.

    3️⃣ Anticiper les compétences réglementaires
    La transition écologique s’accompagne d’un renforcement normatif : maîtrise des cadres européens, RSE, reporting extra-financier, taxonomie verte.

    Notre analyse : un marché sélectif, mais structurant

    Les métiers verts ne constituent pas encore un “gisement massif” d’emplois cadres.
    Mais ils sont stratégiques.

    Ils concentrent de l’innovation, des investissements publics et privés, des évolutions réglementaires et des enjeux géopolitiques. Ce sont souvent des métiers à responsabilité technique élevée et à impact fort.

    Pour un projet professionnel cohérent, la question n’est pas seulement :

    “Est-ce que c’est porteur ?”
    Mais :
    “Vais-je développe une compétence qui restera pertinente dans une économie décarbonée ?”

    Les opportunités existent. Elles exigent expertise, spécialisation et vision long terme.
    Et c’est précisément là que l’orientation prend tout son sens.

    Envie de découvrir les formations qui préparent à ces métiers ? Consultez notre Guide des formations en environnement.

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